Courir le matin évite-t-il vraiment l'ozone à Bordeaux ? Les chiffres

Données officielles EEA 2013–2026

4383
total dias
2078
dias con ozone alto
47,4
pct dias alto

Courir le matin ne suffit pas pour éviter l’ozone à Bordeaux : sur les 4383 jours entre 2013 et 2024, 2078 ont connu un niveau élevé de ce polluant, soit 47,4 % du temps. Pour un joggeur habitué à longer les quais de la Garonne ou à traverser les parcs avant le travail, cela signifie qu’un jour sur deux environ, l’effort supplémentaire fait respirer un air chargé en ozone. Le pic arrive souvent en milieu de journée, mais la ville reste marquée par une forte persistance de ce gaz même en début de matinée.

Comment lire la qualité de l'air (O3, µg/m³)
Bon0–60
Moyen60–100
Mauvais100–120
Très mauvais120+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Série historique 2013-2026

Série historique74370janv: 42.4janv42,4fevr: 53.6fevrmars: 65.7mars65,7avr: 73.9avrmai: 74.5mai74,5juin: 71.6juinjuil: 67.2juil67,2aout: 64.8aoutsept: 60.8sept60,8oct: 44.5octnov: 38.3nov38,3dec: 36.1dec36,1

Le moment le plus critique s’est produit en 2020, avec une séquence unique : du 7 au 17 août, Bordeaux a subi 11 jours consécutifs d’ozone élevé. C’était une période caniculaire, où les sportifs matinaux, habitués à s’élancer dès l’aube depuis les allées de Tourny ou le jardin public, ont vu leur entraînement gêné par une atmosphère stagnante. Aucune autre année n’a connu une telle continuité, ce qui en fait le record absolu de la série.

En regardant les mois un par un, un cycle clair se dégage : janvier affiche 42,4 % de jours à ozone élevé, tandis que mai grimpe à 74,5 %, le maximum de l’année. La progression suit une courbe qui monte du printemps à l’été, avec un pic en mai, avant de redescendre progressivement jusqu’à 36,1 % en décembre. Bordeaux subit donc une saisonnalité marquée, où le début de l’année est plus clément pour les coureurs, alors que la fin du printemps et l’été concentrent les risques.

Pour les Bordelais qui courent régulièrement, le conseil est simple : évitez les sorties entre 10 h et 16 h de mai à août, quand l’ozone est le plus fort. Privilégiez les sentiers ombragés du bois de Bordeaux, où la densité végétale peut réduire l’exposition, et consultez chaque matin l’indice local avant d’enfiler vos baskets – un geste simple qui colle au rythme de la ville entre vignes et fleuve.

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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.