Données officielles EEA 2013–2026
Courir le matin ne suffit pas à Strasbourg pour éviter l’ozone : sur les 4383 jours entre 2013 et 2024, la moyenne journalière était de 47,1 µg/m³. Pour un joggeur, cela signifie que chaque sortie engloutit un volume d’air multiplié par l’effort. Aux aurores, le long de l’Ill ou au parc de l’Orangerie, la ventilation pulmonaire reste exposée à un polluant qui grimpe avec le soleil.
Le pic maximal d’ozone à Strasbourg a atteint 128,6 µg/m³. Imaginez un coureur en plein effort un après-midi d’été : la concentration devient un mur invisible. Ce n’est pas un record isolé : 30,6 % des jours dépassent le seuil de 60 µg/m³, soit près d’un jour sur trois où l’air pique les voies respiratoires.
Sur l’année, la saison chaude concentre le problème : janvier affiche 27,9 µg/m³, juillet 66,7 µg/m³, août 59,6 µg/m³. À Strasbourg, la plaine rhénane emprisonne l’ozone dès mai (62,7) jusqu’en septembre (45,2). Le cycle est clair : plus il fait chaud, plus l’ozone sature les ruelles et les pistes cyclables.
Pour vos foulées strasbourgeoises, privilégiez les heures où l’ozone redescend : avant l’aube ou après 20 heures, en dehors des pics estivaux. Évitez les axes routiers comme l’avenue de la Forêt-Noire, où l’effort amplifie l’inhalation d’air pollué. Un vrai gain : courir sous les arbres du Jardin des Deux Rives, qui filtrent un peu l’ozone de surface.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.