Données officielles EEA 2013–2026
À Strasbourg, en 2013, le travail en extérieur a présenté un risque pour la santé pendant 62 jours sur l'année. Pour un ouvrier du bâtiment sur le chantier du nouveau quartier de la presqu'île Malraux, cela signifiait plus de deux mois de l'année à enchaîner les heures sous un air dégradé. Une exposition prolongée qui pèse sur les poumons, surtout lors des pics hivernaux où brasser la chaux et le béton devient plus pénible.
Le pire moment de l'année pour un livreur à vélo dans le centre-ville de Strasbourg s'est déroulé en mars 2013. Ce mois a cumulé 32,9 jours de risque, soit le pic de l'année. Juste avant, février avait atteint 31,6 jours, et janvier 29,8 jours. Ces trois premiers mois ont formé une séquence critique, où chaque tournée exposait les travailleurs à une pollution dense, avec peu de répit.
La série des mois montre que le risque est plus fort en hiver et au printemps qu'en été. Du mois de mars (32,9 jours) au mois d'août (21,1 jours), le nombre de jours à risque baisse de près de 12 jours. Pour un jardinier municipal qui taille les arbres du parc de l'Orangerie, l'été offre des journées plus clémentes. Mais dès l'automne, avec la saison du chauffage au bois dans la vallée du Rhin, le compte remonte inexorablement.
Pour un maçon strasbourgeois qui termine son service à 16h, un réflexe simple : consulter l'indice ATMO avant la pause de midi. Si le mois de décembre approche avec ses 26,9 jours de risque, il peut demander à son chef de décaler les tâches les plus pénibles en fin de journée, quand l'air a eu le temps de se mélanger. Pas de filtre miracle, mais un dialogue sur l'emploi du temps, adapté aux heures les moins chargées en particules.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.