Données officielles EEA 2013–2026
À Marseille, entre 2013 et 2026, le travail en extérieur a présenté un risque lié à la pollution de l'air pendant 419 jours. Cela signifie que, certaines années, plus d'un mois entier de travail au grand air — sur les chantiers du Vieux-Port ou les livraisons dans les ruelles du Panier — s'est déroulé avec un air chargé de particules grossières. Pour le maçon ou le livreur, ces journées se ressentent dans la gorge et les yeux, et les rebords de fenêtres des immeubles haussmanniens de la Canebière en gardent la trace.
Le pic d'exposition professionnelle se situe en juillet, avec 36,5 jours à risque sur le mois. Imaginez un échafaudeur sur la corniche Kennedy, sous le mistral, pendant ces longues semaines où la poussière de circulation et la remise en suspension des particules rendent l'air presque visible. Après juillet, février suit avec 36,3 jours, une période où les brumes matinales du golfe de Marseille retiennent les particules au niveau du sol, touchant directement les équipes qui démarrent leur poste avant l'aube. Même en mai, mois réputé plus clément, on compte 29,4 jours de risque, soit presque un mois entier.
Marseille ne suit pas une simple courbe saisonnière : la tendance montre que le danger ne disparaît jamais complètement. Les valeurs de janvier et de décembre, 35,4 et 33,8 jours respectivement, encadrent un cycle où chaque saison apporte son lot de poussières — les chantiers de rénovation du quartier Euroméditerranée en hiver, les freinages des bus et la circulation du Prado en été. Le mois de septembre, avec 31,2 jours, illustre la persistance du phénomène après l'accalmie estivale des vacances. Cette régularité fait du risque une ombre constante sur les métiers de plein air.
Plutôt que de demander aux travailleurs de simplement « aérer », adaptez vos horaires de poste aux réalités locales : démarrez les tâches les plus exposées avant le lever du jour en hiver, quand le trafic du tunnel Prado-Carénage est le plus faible. Pour ceux qui travaillent sur les toits-terrasses du quartier du Roucas-Blanc, où la poussière s'accumule, privilégiez le port systématique d'un masque FFP2 lors des pics estivaux de juillet. C'est une habitude simple, ancrée dans les contraintes spécifiques de cette ville portuaire où le travail ne s'arrête jamais avec la météo.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2026. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.