Données officielles EEA 2013–2026
À Strasbourg, entre 2013 et 2024, le dioxyde d'azote a dépassé le seuil pédiatrique pendant 4380 jours, soit 99,9% de la période. Concrètement, pour un enfant qui court dans la cour de l'école élémentaire de la Krutenau, cela signifie que, quasiment chaque jour de récréation, ses poumons en développement ont respiré un air au-dessus de ce repère protecteur.
En février, la concentration moyenne mensuelle de NO2 a grimpé à 35,8 µg/m³, le pic de l'année. En août, elle est descendue à 24 µg/m³, mais ce n'est jamais assez bas pour un système respiratoire d'enfant. Aucune trêve estivale n'a ramené l'air sous le seuil pédiatrique.
Les hivers strasbourgeois sont systématiquement les plus chargés en NO2, avec des pointes en janvier (34,6 µg/m³), février (35,8 µg/m³) et décembre (32,8 µg/m³). L'été offre un répit relatif, mais jamais une guérison : juillet affiche 24,4 µg/m³, août 24 µg/m³. La pollution de fond ne disparaît pas avec les beaux jours.
Pour les parents du quartier de la gare ou du boulevard de la Victoire, évitez les trajets scolaires aux heures de pointe le long des axes saturés. Préférez les petites rues de la Petite France ou les berges de l'Ill pour le chemin de l'école, où la circulation est moins dense et l'air un peu plus respirable pour vos enfants.
En savoir plus sur NO2 : ce que c'est et ses effets sur la santé →
Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.