Données officielles EEA 2013–2026
Depuis 2013 jusqu'à 2024, le niveau de dioxyde d'azote, le NO2, a dépassé le seuil pédiatrique à Marseille pendant 4354 jours, soit 99,3 % du temps. Imaginez un enfant de la Belle de Mai qui court dans la cour de récréation, le souffle court, ses poumons en développement absorbant cet air chargé. C'est la réalité de presque chaque journée scolaire et chaque week-end.
Le pire moment de cette période a été en décembre, avec une concentration moyenne de 41,5 microgrammes par mètre cube. C'est comme si, au cœur de l'hiver marseillais, sous le mistral qui ne chasse rien, le seuil sanitaire protecteur pour les enfants était constamment enfoncé. En janvier et février, les relevés atteignent 40,8 et 40,9, montrant que le froid ne protège pas les petits poumons.
Regardons l'évolution : au début de la série, en janvier 2013, le NO2 était à 40,8, et en décembre 2024, il reste à 41,5. La situation ne s'améliore pas ; elle se maintient à un niveau préoccupant, sans baisse notable. La saisonnalité est nette : les pointes arrivent en hiver, de décembre à février, quand les enfants sont plus souvent à l'intérieur mais exposés aux gaz d'échappement des voitures devant les écoles du Panier ou du Cours Julien.
Pour protéger les enfants, évitez les trajets en voiture aux heures de sortie d'école, surtout entre 16h et 18h, quand la pollution de fond est la plus élevée. Privilégiez les chemins piétons dans les ruelles du Vieux-Port ou le long du parc Borély, où l'air est plus frais. Pas de promesses : les données montrent que les niveaux restent hauts, mais ces petits changements quotidiens réduisent l'exposition directe de vos enfants.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.