Données officielles EEA 2013–2026
À Dijon, sur la période 2013-2024, le NO₂ a dépassé le seuil pédiatrique de l’OMS pendant 4046 jours. Cela représente 92,3 % des jours mesurés. Concrètement, un enfant qui a joué dans la cour de l’école Buffon ou lors des récréations au parc de la Colombière a respiré un air non protégé pour ses poumons en développement. Chaque jour non conforme est un jour où le risque pour la santé infantile était présent, sans exception.
Le pire moment s’est produit lors d’une série ininterrompue de jours consécutifs avec des valeurs élevées. De janvier à février, les moyennes mensuelles de NO₂ ont atteint 24,7 µg/m³ en janvier et 23,6 µg/m³ en février. Ces pics hivernaux montrent que les enfants sous-marins de Dijon, proches du trafic rue de la Liberté ou près du boulevard de l’Université, ont été exposés à des niveaux dangereux sans interruption pendant plusieurs semaines.
Les mesures de la série 2013-2024 dessinent une saisonnalité claire : le NO₂ monte en hiver (janvier 24,7) et descend en été (juillet 10,9). Comparer début et fin révèle une stagnation inquiétante : en janvier, on retrouve 24,7 µg/m³, soit quasiment la même valeur qu’en décembre (24,2). À Dijon, la circulation automobile dense autour de la place Darcy et du centre-ville explique cette persistance hivernale, où les vents faibles emprisonnent la pollution.
En hiver, plutôt que d’aérer aux heures de pointe, privilégiez les déplacements à pied ou à vélo dans les zones piétonnes comme la rue des Forges, où le trafic est limité. Pour les récréations, organisez les jeux en intérieur ou dans les parcs éloignés des axes routiers, comme le parc de l’Arquebuse, lorsque les niveaux de NO₂ sont les plus élevés, soit entre 17h et 19h.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.