Données officielles EEA 2013–2026
À Grenoble, le dioxyde d’azote (NO₂) a dépassé le seuil pédiatrique le plus strict pendant 4 370 jours sur 4 383 de mesure, soit 99,7 % du temps entre 2013 et 2024. Concrètement, cela signifie qu’un enfant sur deux courant dans la cour de récré de l’école Jean Jaurès, sous les contreforts de la Bastille, a respiré un air considéré comme nocif pour ses poumons en développement presque chaque jour de sa scolarité.
Le pire moment pour le NO₂ à Grenoble s’étire sur des mois entiers. Les concentrations maximales hivernales atteignent 35 µg/m³ en janvier et 33,7 µg/m³ en décembre. En février, la valeur se maintient à 31,5 µg/m³. Ces trois mois concentrent la plus forte pression sur les bronches des enfants, lors des trajets matinaux vers les écoles du centre-ville.
La tendance s’infléchit légèrement avec le temps. En 2013, la concentration moyenne de NO₂ s’établissait à 40 µg/m³. En 2020, elle chute à 20 µg/m³, un des plus bas niveaux jamais enregistrés. Mais ce recul cache une saisonnalité tenace : chaque hiver, le froid et l’inversion thermique emprisonnent les émissions des voitures et du chauffage au bois dans la cuvette grenobloise, annulant les progrès estivaux.
Pour protéger les poumons des petits, évitez les itinéraires longeant le boulevard Foch ou la rocade sud entre 7h30 et 9h, surtout en décembre ou janvier. Privilégiez les chemins piétons dans le quartier de l’Île Verte ou le long du Drac, où la circulation est plus diffuse. Utilisez l’application « Air Grenoble » pour connaître le pic du jour avant de décider du mode de transport scolaire.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.