Données officielles EEA 2013–2026
À Rennes, entre 2013 et 2024, le dioxyde d’azote a dépassé le seuil pédiatrique pendant 4 321 jours, soit 98,6 % du temps. Cela signifie qu’un enfant a respiré un air trop pollué pratiquement chaque jour, y compris pendant les récréations dans les cours d’école. Les poumons des petits Rennais se développent dans un environnement où ce gaz irritant est quasi permanent. Un simple trajet à pied vers le collège peut suffire à exposer un élève à un air que son corps n’est pas encore prêt à filtrer.
Le pire moment pour un écolier rennais ? En juillet, le NO2 atteint sa moyenne mensuelle la plus basse, à 16,7 µg/m³. Mais en janvier, ce chiffre grimpe à 28,4 µg/m³. Les mois d’été, comme août avec 15,3 µg/m³, offrent un répit léger, mais insuffisant pour les voies respiratoires fragiles. En hiver, chaque jour d’école peut devenir un test pour un enfant asthmatique.
La tendance s’améliore-t-elle à Rennes ? En janvier, le NO2 moyen était de 28,4 µg/m³, tandis qu’en août il tombait à 15,3 µg/m³. La saisonnalité est nette : les pics d’hiver (décembre à 27,2 µg/m³) s’opposent aux creux d’été. Là où un enfant avait un souffle court en janvier, il respire mieux en août. Mais cette baisse estivale ne suffit pas à protéger les poumons vulnérables toute l’année.
Pour les parents rennais : avant de partir à la récré, consultez l’indice local de l’air. Les jours de pic hivernal, évitez les trajets près du boulevard de la Liberté ou de la place de la République. Privilégiez les itinéraires par les parcs du Thabor ou de la Guerinais, où la végétation filtre un peu ce gaz. Ne comptez pas sur un simple masque ; mieux vaut modifier son parcours scolaire.
En savoir plus sur NO2 : ce que c'est et ses effets sur la santé →
Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.