À quelle fréquence le NO2 dépasse-t-il le seuil pédiatrique à Rennes

Données officielles EEA 2013–2024

4321
jours depassent 10
2013-01-01
primera date
2024-12-31
ultima date
Dernière mesureen attente de validation EEA
15,9µg/m³ NO2Bon
12 août 2026 · 3 stations
La norme journalière OMS pour NO₂ est de 25 µg/m³. Aujourd'hui dans la norme.
06070809101112
Dernière mesure journalière (EEA, dataflow E2a). Les données provisoires ne sont pas encore officiellement validées et peuvent changer. Les moyennes et records historiques de cette page utilisent exclusivement des données validées (2013-2024).
Dernière mesure → Voir en direct

À Rennes, entre 2013 et 2024, le NO2 a dépassé le seuil pédiatrique pendant 4321 jours. Concrètement, cela signifie que les poumons d'un enfant ont été exposés à un air irritant lors de nombreuses récréations, sur le chemin de l'école ou près des portails. Ce chiffre ne dit pas tout : il parle de bronches en développement et de jeux interrompus par une toux sèche. Derrière chaque journée comptabilisée se cache un petit souffle qui s'essouffle, une respiration qui siffle, une visite chez le pédiatre parfois évitable. Les relevés des stations de mesure du centre-ville racontent une histoire silencieuse mais persistante : celle d'un polluant urbain qui s'infiltre jusque dans les cours d'école et les squares où jouent les enfants. Loin des débats théoriques, ces données fournissent une image brute et factuelle des conditions réelles dans lesquelles grandissent les jeunes Rennais.

Comment lire la qualité de l'air (NO2, µg/m³)
Bon0–25
Moyen25–50
Mauvais50–100
Très mauvais100+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Série historique 2013-2024

Série historique28140janv: 28.4janv28,4fevr: 26.8fevrmars: 23.9mars23,9avr: 20.9avrmai: 17.7mai17,7juin: 18.1juinjuil: 16.7juil16,7aout: 15.3aoutsept: 21.6sept21,6oct: 23.9octnov: 26.6nov26,6dec: 27.2dec27,2

Le pire moment se situe aux débuts de la série, dès le 1er janvier 2013. Ce jour-là, les rues-canyons de Rennes, comme celles autour de la place Sainte-Anne ou des quais de la Vilaine, étaient déjà saturées par les pots d'échappement. Cette date ouvre une période où le dépassement était quasi quotidien, jusqu'à la fin de l'année 2024. Pour un enfant, chaque journée de dépassement est un jour où l'asthme peut se déclencher plus facilement. Les hivers successifs ont vu se répéter le même scénario : les inversions thermiques emprisonnent les émissions du matin, et les petites bronches subissent la hausse des particules nocives. Cette pollution de fond est d'autant plus insidieuse qu'elle n'est pas toujours visible à l'œil nu, mais elle se fait sentir dans les salles de classe, où les fenêtres restent fermées par temps froid, et dans les couloirs de bus aux heures de pointe.

La courbe mensuelle révèle une respiration saisonnière nette. En janvier, la moyenne atteint 28,4, contre 15,3 en août : l'hiver concentre la pollution, l'été la dilue. Cette chute estivale est une mauvaise nouvelle paradoxale : elle montre que le trafic, moins dense pendant les vacances, épargne les enfants en récréation. Mais dès septembre, le seuil remonte à 21,6, signe que la rentrée et les heures de pointe reprennent leur emprise. La ville respire mieux en été, mais l'hiver reste un défi pour les cours d'école. Le retour des beaux jours apporte un répit bienvenu, mais il ne doit pas faire oublier que la tendance de fond demeure. En hiver, la combinaison du chauffage urbain, du trafic et des conditions météorologiques défavorables crée un cocktail irritant pour les voies respiratoires fragiles. Les enfants qui jouent dehors pendant la récréation ou qui se rendent à l'école à pied sont en première ligne, et cette exposition régulière, même à des niveaux modérés, n'est pas sans conséquences sur leur santé future.

Plutôt que de fuir la ville, adaptez les parcours scolaires : choisissez les itinéraires qui longent les parcs comme le Thabor ou la promenade de la Vilaine, loin des axes embouteillés. Les jours de pic hivernal, privilégiez les entrées de cour côté jardin plutôt que côté route. Les données ne mentent pas : la pollution suit les voitures, alors faites contourner les poumons de vos enfants. Quelques gestes simples peuvent réduire significativement l'exposition : partir un peu plus tôt le matin pour éviter les heures de pointe, privilégier les transports en commun ou le vélo quand c'est possible, et surtout, informer les enseignants et les responsables municipaux pour que des solutions durables, comme la piétonnisation des abords d'écoles, voient le jour.

Ça ne s'arrête pas là

La carte montre le tableau complet, ville par ville.

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En savoir plus sur NO2 : ce que c'est et ses effets sur la santé →

Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.