Courir le matin évite-t-il vraiment l'ozone à Marseille ? Les chiffres

Données officielles EEA 2013–2024

2183
jours mattina depasses
2183
jours pomeriggio depasses
76
moyenne mattina
76
moyenne pomeriggio
4380
jours total

À Marseille, entre 2013 et 2024, courir le matin n'a pas permis d'échapper aux dépassements d'ozone : les jours de dépassement ont été exactement 2183 le matin et 2183 l'après-midi, sur 4380 jours de données. Pour un coureur du Vieux-Port ou du Prado, cela signifie que la ventilation pulmonaire s'est heurtée au même pic photochimique, quelle que soit l'heure choisie. Le mythe du footing matinal préservé s'effondre face à cette égalité parfaite entre les deux créneaux.

Comment lire la qualité de l'air (O3, µg/m³)
Bon0–60
Moyen60–100
Mauvais100–120
Très mauvais120+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Série historique 2013-2024

Série historique73370janv: 32.0janv32fevr: 41.0fevrmars: 58.0mars58avr: 68.8avrmai: 68.9mai68,9juin: 72.8juinjuil: 73.4juil73,4aout: 68.9aoutsept: 61.0sept61oct: 44.0octnov: 32.5nov32,5dec: 27.9dec27,9

Le paradoxe estival s'illustre par la moyenne des dépassements : 76 le matin, 76 l'après-midi, une symétrie troublante sur toute la période. Imaginez un après-midi de juillet sur la Corniche, le soleil tape fort, la chaleur stagne : l'ozone se forme à partir d'autres gaz, sans sortir d'un pot d'échappement. Pourtant, dès 6 heures du matin, avant même le lever du jour, les capteurs autour de l'Estaque enregistrent déjà les mêmes valeurs. La photochimie ne dort jamais vraiment, elle attend juste que le soleil prenne le relais.

Cette symétrie masque une saisonnalité nette : les moyennes mensuelles grimpent de 32 en janvier à 72,8 en juin, puis retombent à 27,9 en décembre. Le pic de juillet atteint 73,4, juste avant une redescente en août à 68,9, comme si la ville retenait son souffle pendant les départs en vacances. Mais entre le début et la fin de la série, aucune année ne se détache comme un tournant : les valeurs oscillent, sans amélioration franche ni aggravation marquée. Les mois de mars et d'avril, avec 58 puis 68,8, montrent que le printemps marseillais est déjà sous tension.

Si vous voulez vraiment baisser votre exposition, oubliez le duel matin/après-midi et regardez le calendrier : évitez les créneaux de mai à juillet, quand les moyennes dépassent 68,8. Sur les collines de Marseilleveyre, le mistral peut chasser la pollution, mais il ne la crée pas : préférez les jours de vent fort, et pour un effort long, partez après une pluie d'orage, quand l'air a été lessivé. Votre souffle mérite mieux qu'une course contre une chimie qui vous attend des deux côtés de la journée.

Chaque ville a son histoire

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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.