Données officielles EEA 2013–2024
Entre 2013 et 2024, à Bordeaux, l'ozone a dépassé le seuil des 100 µg/m³ pendant 67 jours sur l'ensemble des heures de récréation. Cela représente 1,5 % des jours de cette période. Concrètement, cela signifie que quelques après-midis par an, les sorties dans la cour ou les trajets vers l'école se font dans un air chargé en ozone, un gaz qui n'a pas d'odeur mais qui peut irriter les voies respiratoires des enfants.
Le pire moment se joue en général l'après-midi, quand le soleil chauffe fort sur les toits de Bordeaux. La photochimie entre en action : l'ozone se forme à partir d'autres gaz, sous l'effet de la lumière et de la chaleur. C'est le paradoxe de l'été : il ne sort d'aucun pot d'échappement, mais il est parfois plus élevé en périphérie qu'au centre, là où les enfants courent après la classe.
Les mois de classe ne sont pas les plus exposés : janvier affiche 42,4 µg/m³ en moyenne, contre 74,5 µg/m³ en mai et 73,9 µg/m³ en avril. Juin culmine à 71,6 µg/m³, mais juillet et août retombent à 67,2 µg/m³ et 64,8 µg/m³. Les pics d'ozone se produisent surtout en fin de printemps et début d'été, quand les enfants sont encore à l'école, avant que les grandes vacances ne vident les cours ensoleillées.
Pour les jours de forte chaleur entre mai et juin, évitez les sorties dans les parcs de Bordeaux comme les Quinconces ou le Jardin Public en pleine après-midi. Privilégiez les activités calmes à l'intérieur, ou déplacez la récréation en matinée, avant que la photochimie ne monte en puissance. Les chiffres de l'ozone suivent le soleil, pas l'horaire de la cantine.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.