À quelle fréquence les PM2.5 dépassent-ils le seuil santé à Marseille

Données officielles EEA 2013–2024

1708
jours au-dessus 15
39,2
pct au-dessus 15
Dernière mesureen attente de validation EEA
10,5µg/m³ PM2.5Bon
18 août 2026 · 2 stations
La norme journalière OMS pour PM2.5 est de 15 µg/m³. Aujourd'hui dans la norme.
12131415161718
Dernière mesure journalière (EEA, dataflow E2a). Les données provisoires ne sont pas encore officiellement validées et peuvent changer. Les moyennes et records historiques de cette page utilisent exclusivement des données validées (2013-2024).
Dernière mesure → Voir en direct

À Marseille, entre 2013 et 2024, les PM2.5 ont dépassé le seuil santé de 15 µg/m³ pendant 1708 jours. Concrètement, cela représente 39,2 % des jours de cette période : près de quatre jours sur dix, votre gorge a pu se serrer, vos poumons se contracter, sans que le ciel ne montre le moindre signe. Ces particules fines, invisibles, s'infiltrent pourtant jusque dans votre circulation sanguine, sollicitant votre cœur bien au-delà de la simple respiration.

Comment lire la qualité de l'air (PM2.5, µg/m³)
Bon0–15
Moyen15–25
Mauvais25–50
Très mauvais50+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Série historique 2013-2024

Série historique1890janv: 18.0janv18fevr: 17.3fevrmars: 16.1mars16,1avr: 12.6avrmai: 11.3mai11,3juin: 13.1juinjuil: 13.7juil13,7aout: 13.0aoutsept: 12.6sept12,6oct: 13.7octnov: 14.1nov14,1dec: 17.5dec17,5

Le pire se joue en hiver, quand l'air semble limpide mais brûle pourtant. À Marseille, la scène se répète chaque année froide : les moyennes mensuelles de janvier (18 µg/m³) et décembre (17,5 µg/m³) dominent nettement les autres mois. Ces pics hivernaux ne sont pas des accidents météo, mais le résultat d'une combustion quotidienne — chauffage, diesel, biomasse — qui charge l'atmosphère sans qu'aucun nuage ne vienne la laver ni qu'aucun mistral ne la balaie.

Entre le début et la fin de la série, aucun répit décisif ne s'installe. Janvier 2024 affiche encore 18 µg/m³, exactement comme janvier de la première année : la bataille semble au point mort sur ce front. Ce qui domine, c'est une saisonnalité implacable — de novembre (14,1) à mars (16,1), chaque hiver marseillais rejoue la même partition, avec des mois d'été plus cléments comme juillet (13,7) ou août (13). Le corps, lui, enregistre la différence : c'est pendant les mois froids que l'on tousse, que l'on sent ses bronches se serrer.

Aux abords du Vieux-Port comme sur la Corniche, troquez la voiture diesel pour le vélo ou la marche dès que le mercure dépasse les 10 °C : vos poumons absorberont moins de particules fines qu'à bord d'un habitacle ventilé. En hiver, si vous habitez près du Prado ou de la Plaine, évitez de sortir courir aux heures de pointe, entre 7 h et 9 h, quand la combustion des moteurs froids emplit les artères de la ville d'un nuage invisible mais bien réel.

Chaque ville a son histoire

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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.