Données officielles EEA 2013–2026
À Dijon, une ville où le printemps sent le cassis et où la circulation des poids lourds rythme les jours, la réponse est claire : entre 2013 et 2024, on a compté 34 journées d’été avec un ozone élevé. Pour un Dijonnais qui profite des terrasses place de la Libération ou qui promène ses enfants au jardin Darcy, ces 34 journées signifient souvent une gêne respiratoire en plein après-midi, un pic de pollution qui coïncide avec les fortes chaleurs. L’ozone, ce gaz qui monte avec le soleil, transforme alors un simple café en terrasse en une question de santé.
Le pire moment s’est joué en juillet, le mois où l’ensoleillement et la chaleur locale, amplifiés par la cuvette dijonnaise, culminent à 79,5 microgrammes par mètre cube en moyenne mensuelle. Derrière ce chiffre, il y a des journées entières où l’air devient lourd, où les enfants des écoles de la rue de la Préfecture ont dû rester à l’intérieur lors des récréations. Ce n’est pas un phénomène théorique : en août, la moyenne reste haute à 75 microgrammes, preuve que la saison d’ozone s’étire sur tout l’été dijonnais.
Si on regarde le cycle annuel, un schéma saute aux yeux : l’ozone monte dès avril (77,1 microgrammes) pour ne redescendre qu’en septembre (66,6 microgrammes). Le contraste avec l’hiver est saisissant : en décembre, la moyenne tombe à 34,8 microgrammes, un niveau bien plus bas. Cette saisonnalité montre que l’ozone est un problème qui suit le rythme du soleil, mais aussi des déplacements locaux : les voitures et les engins agricoles dijonnais libèrent des précurseurs qui, sous le rayonnement estival, forment ce polluant.
Quand l’été arrive et que l’ozone grimpe, un conseil simple pour un Dijonnais : évitez de faire vos courses ou vos balades aux heures les plus chaudes, entre 14h et 17h, surtout si vous longez la rue de la Liberté ou les grands axes. Privilégiez les matins frais ou les soirées au bord de l’Ouche, où l’air est plus respirable. Cela ne résout pas tout, mais cela réduit votre exposition sans rien vendre ni promettre.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.