Données officielles EEA 2013–2026
Les pires jours à Marseille, le niveau de PM2.5 atteint 23,8 microgrammes par mètre cube (chiffre relevé le 3 avril 2017). Ce n'est pas un chiffre abstrait : ce jour-là, respirer près du Vieux-Port ou en montant la Canebière équivalait à inhaler l'air d'une rue embouteillée en continu. Pour un Marseillais, c'est l'impression que la brise marine ne suffit plus à chasser ce voile gris qui persiste sur les immeubles blancs.
L'épisode le plus marquant s'est produit le 3 avril 2017, avec ce pic à 23,8 µg/m³. Ce jour de printemps, le mistral était faible, et la pollution s'est accumulée dans la cuvette naturelle de la ville. Pas de fumée industrielle spectaculaire : juste la combinaison du trafic autoroutier à l'entrée de l'A55 et des rejets résidentiels dans les quartiers Est.
La série mensuelle montre que Marseille respire mieux l'été, avec des valeurs qui descendent jusqu'à 9,8 µg/m³ en mai et 11 µg/m³ en septembre. Mais dès décembre, le thermomètre de la pollution remonte à 15,6 µg/m³, porté par le chauffage et les voitures. Il n'y a pas de tendance à l'amélioration linéaire : chaque hiver ramène les mêmes records, comme un rendez-vous annuel avec un air plus lourd.
Quand le mistral ne souffle pas entre décembre et mars, évitez les randos sur le massif de l'Étoile en début de soirée. Préférez une sortie matinale le long des calanques, où l'air se renouvelle plus vite. Ce n'est pas miraculeux, mais c'est un geste qui suit le rythme de la ville – et de ses vents.
En savoir plus sur PM2.5 : ce que c'est et ses effets sur la santé →
Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.