Données officielles EEA 2013–2026
En 2013, Marseille a compté 74 jours où l'air extérieur était plus chargé en particules que l'air intérieur moyen. Pour un habitant du Panier, cela signifiait souvent hésiter devant la fenêtre : l'ouvrir pour chasser l'humidité des vieux murs, ou la fermer pour garder le mistral à distance. Le geste du quotidien — choisir entre un courant d'air frais et un volet clos — devenait un petit calcul sanitaire.
Le pire mois a été février avec 28 jours de mauvaise qualité extérieure. Imaginez le Vieux-Port sous la tramontane : les particules venues du trafic et des bateaux stagnent, et chaque bouffée d'air sent le diesel. En juillet, avec 29,7 jours pires que l'intérieur, la chaleur amplifiait la sensation d'étouffement dans les ruelles. Ouvrir la fenêtre la nuit, un réflexe pour chercher la brise, devenait un risque.
Entre janvier (27 jours) et décembre (25,6 jours), l'écart est ténu, mais la tendance se lit dans la répétition saisonnière. L'hiver est le pic : le mistral et les inversions thermiques coincent la pollution au sol. Marseille ne semble pas s'améliorer nettement—la régularité des 23 à 29 jours par mois depuis 2013 (aucune tendance nette à la baisse) montre que le problème est structurel, lié au port, à la circulation et au chauffage.
Si vous habitez près de la rue de la République ou des plages du Prado, ne suivez pas un calendrier fixe pour aérer. Consultez les données en temps réel via l'appli AtmoSud. En hiver, lorsque le mistral souffle fort (vents supérieurs à 10 m/s), ouvrez plutôt le matin ; en été, privilégiez les heures avant 9h, quand l'air est encore stable et moins chargé. Votre nez fait un bon détecteur, mais la mesure reste la meilleure alliée.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.