Données officielles EEA 2013–2026
À Toulouse, le mois d'avril concentre l'ozone le plus élevé sur la période 2013-2024, avec une moyenne de 74,5 µg/m³. Pour un habitant du quartier Saint-Cyprien, cela signifiait des après-midis radieux où l'air, pourtant limpide, irritait la gorge. Le paradoxe toulousain s'installe dès le printemps, avant même les grosses chaleurs estivales.
Le pic d'avril ne sort pas de nulle part : il s'inscrit dans une montée régulière depuis février (48,3) et mars (63,1). Mais mai (70,2), juin (70,7) et juillet (69,8) restent tous au-dessus de 69, une longue saison photochimique qui s'étire jusqu'à août (67,7). Les soirées chaudes sur les quais de la Garonne portaient cette pollution invisible, formée par le soleil tapant sur les gaz des voitures.
Ce n'est pas une simple anomalie : la série montre une nette saisonnalité, avec un creux en décembre (31,6) et janvier (35,9), puis une explosion dès le printemps. L'hiver toulousain, avec ses inversions thermiques, retient les particules, mais l'ozone, lui, attend la lumière. La tendance sur douze ans ne montre ni explosion ni effondrement, mais un cycle solaire très marqué, rythmé par la météo locale et le trafic de la rocade.
Plutôt que d'éviter l'extérieur, adaptez vos sorties aux heures fraîches, surtout en avril : privilégiez les matins ou les fins de soirée, quand la photochimie faiblit. Sur les allées Jean-Jaurès, faites vos courses tôt, et gardez les fenêtres fermées côté sud lors des après-midis ensoleillés. Le pollen n'est pas seul en cause : l'ozone, lui, se dissipe quand le soleil baisse.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.