Quand l'ozone menace-t-il la santé à Toulouse ? Le calendrier mesuré

Données officielles EEA 2013–2026

2213
jours depassent OMS 8h
75,8
moyenne ozono
125,621
max ozono
2019-04-19
fecha max

À Toulouse, sur la période 2013-2024, les capteurs ont enregistré 2213 jours où l’ozone a dépassé le seuil recommandé pour la santé sur 8 heures. Concrètement, cela signifie que lors de ces journées, votre gorge peut picoter et vos poumons se serrer, même sans effort particulier. Entre les berges de la Garonne et les quartiers plus résidentiels, cette pollution d’été s’invite dans votre respiration, surtout lors des après-midis chauds où l’air semble lourd.

Comment lire la qualité de l'air (O3, µg/m³)
Bon0–60
Moyen60–100
Mauvais100–120
Très mauvais120+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Série historique 2013-2026

Série historique74370janv: 38.4janv38,4fevr: 51.0fevrmars: 65.7mars65,7avr: 74.5avrmai: 72.5mai72,5juin: 73.1juinjuil: 72.0juil72aout: 70.1aoutsept: 63.6sept63,6oct: 48.9octnov: 38.8nov38,8dec: 33.8dec33,8

Le pire moment de cette série a eu lieu le 19 avril 2019, avec un pic d’ozone mesuré à 125,621 microgrammes par mètre cube. Pour un Toulousain, cette journée de printemps précoce a eu un goût de brûlé dans la gorge, un peu comme si l’air de la ville se transformait en un voile irritant. Ce jour-là, le soleil était radieux, mais ce rayonnement a déclenché une réaction chimique qui a transformé les gaz de nos voitures et de nos industries en un polluant agressif pour nos voies respiratoires.

La saisonnalité est évidente : l’ozone culmine en avril avec une moyenne de 74,5, puis en mai à 72,5, et reste élevé en juin à 73,1, avant de redescendre à 38,4 en janvier et 38,8 en novembre. Le paradoxe toulousain est que ce polluant ne sort d’aucun pot d’échappement : il se forme avec le soleil et la chaleur, à partir d’autres gaz. Sur la décennie, la situation ne s’améliore pas franchement — le maximum de 2019 reste un signal d’alarme, même si les étés récents comme juillet à 72 ou août à 70,1 montrent une stabilité préoccupante, souvent plus marquée en périphérie qu’au centre-ville.

Quand l’après-midi est torride et que le thermomètre grimpe, surtout entre mai et septembre, évitez de faire votre footing sur les allées Jean-Jaurès ou le long du canal du Midi. Préférez les heures du matin, avant 9 heures, quand l’ozone n’a pas encore eu le temps de se former sous les rayons du soleil toulousain. C’est un geste simple, mais qui, les jours de pic, protège vos bronches sans compromettre votre routine.

Chaque ville a son histoire

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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.