Données officielles EEA 2013–2024
À Paris, la plus longue série hivernale de NO2 élevé a duré 120 jours consécutifs, de novembre 2013 à février 2014. Pendant ces quatre mois, la moyenne de dioxyde d'azote a atteint 53,4 µg/m³. Concrètement, cela signifie que chaque matin, en ouvrant la fenêtre côté rue, l'air sentait le gazole et les poumons des habitants des boulevards périphériques tiraient. Pas de répit, pas de pluie salvatrice : juste des semaines entières où le tube de escope des voitures dictait la qualité de l'air intérieur.
Le pire moment de cette série se lit dans le détail : du 1er novembre 2016 au 28 février 2017, Paris a enchaîné 120 jours consécutifs de NO2 élevé. L'hiver 2014-2015 a reproduit exactement la même séquence, du 1er novembre au 28 février. Et l'hiver 2013-2014 — celui qui ouvre la période — a aussi tenu 120 jours d'affilée. Trois hivers, trois séries maximales identiques : la rue de Rivoli, la place de l'Opéra et l'avenue des Champs-Élysées sont devenues des canyons où le trafic, aux heures de pointe, transformait l'air en irritant bronchique permanent.
| debut serie | fin serie | jours consecutifs | annee |
|---|---|---|---|
| 2016-11-01 | 2017-02-28 | 120 | 2016 |
| 2014-11-01 | 2015-02-28 | 120 | 2014 |
| 2013-11-01 | 2014-02-28 | 120 | 2013 |
Cette haine hivernale s'est-elle atténuée ? Regardons les extrémités : en 2013, la série durait 120 jours ; en 2024, elle tombe à 27 jours. Entre les deux, la tendance est nette : 118 jours en 2015, 117 en 2018, 116 en 2019, puis 84 en 2020 et 94 en 2021. La chute s'accélère après 2022 : 68 jours, puis 47 en 2023. La saisonnalité reste forte — l'hiver concentre toujours le problème — mais la pression du trafic parisien, entre les ZFE et le développement du vélo, a visiblement changé la donne.
Pour les Parisiens, le calendrier de ventilation doit s'adapter à cette réalité hivernale. En décembre, janvier et février, surtout sur les rues intenses comme le boulevard Saint-Michel ou la rue du Faubourg-Saint-Antoine, ouvrez les fenêtres entre 5h et 7h du matin, avant les heures de pointe, et refermez-les systématiquement avant 8h. Évitez d'aérer entre 17h et 20h, quand les voitures refluent vers la banlieue. Et dans les chambres côté cour, un simple geste : ventiler le matin en éteignant le chauffage, puis fermer pour garder un air sec et moins pollué. Les données de 2024 — seulement 27 jours — montrent que le pire est derrière, mais la prudence reste de mise dans les canyons de pierre.
En savoir plus sur NO2 : ce que c'est et ses effets sur la santé →
Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.