Données officielles EEA 2013–2024
La plus longue crise de pollution où les enfants de Dijon ne pouvaient pas jouer dehors a duré 15 jours consécutifs, du 23 mars au 6 avril 2013. Pendant cette période, le niveau moyen de particules fines a atteint 41,2 µg/m³, un air que les poumons en développement des petits Dijonnais ont dû respirer à chaque récréation. Entre les murs de la cour d'école, les parents retenaient leur souffle en voyant leurs enfants courir, invisibles ces particules qui se glissent dans le sang.
Imaginez la scène en ce printemps 2013 : les cerisiers du parc Darcy commençaient à fleurir, mais les maîtresses gardaient les fenêtres closes. La série la plus longue de l’hiver-printemps 2013 a débuté le 23 mars pour s’achever le 6 avril : 15 jours d’affilée où le seuil sanitaire a été dépassé. Un autre épisode, du 23 février au 7 mars de la même année, avait déjà enchaîné 13 jours, suivi d’une accalmie. En janvier 2017 encore, 11 jours de suite ont maintenu les cours de récréation désertes, entre le 19 et le 29 janvier.
| debut serie | fin serie | jours consecutifs | annee |
|---|---|---|---|
| 2013-03-23 | 2013-04-06 | 15 | 2013 |
| 2013-02-23 | 2013-03-07 | 13 | 2013 |
| 2017-01-19 | 2017-01-29 | 11 | 2017 |
La tendance s’inverse nettement depuis 2013, même si les hivers dijonnais gardent leur piège. En 2013, le nombre de jours de crise atteignait 59 ; en 2024, il est redescendu à 5. Le chauffage au bois et le diesel des véhicules qui traversent la place Darcy ont laissé place à des politiques de circulation plus douces. Mais attention : le seuil légal européen reste moins strict que celui recommandé par l’OMS, et les années 2015 (45 jours) et 2017 (24 jours) rappellent que la vigilance doit rester constante, surtout quand le brouillard fige l’air sur la vallée de l’Ouche.
Les données montrent que les crises surviennent souvent au début du printemps et en hiver ; consultez les prévisions locales de l’air avant de sortir les enfants, surtout lors des pics de froid où le chauffage urbain tourne à plein. Si le vent ne balaie pas les rues du centre, privilégiez les parcs en périphérie, comme la Combe Saint-Joseph, où la végétation filtre un air déjà chargé. Ce conseil vaut pour les poumons de vos petits, qui respirent plus vite que les vôtres.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.