Données officielles EEA 2013–2024
Le pire épisode de pollution jamais enregistré à Toulouse depuis 2013 a eu lieu pendant l'hiver 2014-2015 : 4 jours consécutifs de dépassement, du 31 décembre 2014 au 3 janvier 2015. Pour un Toulousain, cela signifiait un réveillon et un Nouvel An passés sous une chape grise, entre les bords de Garonne et le Capitole, où l'air semblait pur mais restait chargé. Ces particules fines, invisibles à l'œil nu, passent directement du poumon au torrent sanguin, touchant le cœur. On marchait dans des rues apparemment normales, mais chaque expiration trahissait l'effort du corps.
La situation a culminé avec cette série de 4 jours d'affilée au-dessus de la limite, du 31 décembre 2014 au 3 janvier 2015. Ce ne fut pas un accident isolé : la série de 2014 fait partie d'un trio de pics, avec une autre séquence de 4 jours en décembre 2013 et une troisième en mars 2014. À l'échelle annuelle, 2015 détient le triste record avec 18 jours de dépassement, suivi de près par 2013 avec 17 jours. Pour les Toulousains, cela a représenté des semaines entières à éviter les sorties sur les allées Jean-Jaurès, où le diesel des bus et des voitures s'accumulait près des écoles.
| annee | jours au-dessus limite pm10 |
|---|---|
| 2015 | 18 |
| 2013 | 17 |
| 2017 | 12 |
| 2021 | 10 |
| 2016 | 10 |
Depuis 2013, la tendance s'est nettement inversée, et c'est une bonne nouvelle pour la Ville rose. En 2016, on comptait déjà 10 jours de dépassement, un niveau comparable à 2021, qui affiche aussi 10 jours. Le pic de 2015 avec ses 18 jours semble appartenir à une autre époque, tout comme les 17 jours de 2013. Les hivers toulousains restent propices aux inversions de température, quand l'air froid reste coincé sous la brume entre les coteaux, mais la combustion propre progresse. Le diesel recule, la biomasse se modernise, et l'air que respirent les joggers du Canal du Midi s'améliore.
Pour les Toulousains, les données disent une chose simple : les épisodes les plus durs arrivent toujours en hiver, et parfois pendant les fêtes. Suivez les alertes de l'ATMO Occitanie, mais surtout, adaptez vos trajets aux heures creuses près du périphérique et de la rocade, là où les particules s'accumulent. Si vous vivez près des Ponts-Jumeaux, privilégiez les itinéraires le long de la Garonne où l'air circule mieux. Et pour les sportifs, évitez de courir le matin en décembre sous l'air froid qui stagne : attendez que le soleil de midi ait brassé l'atmosphère.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.