Données officielles EEA 2013–2024
Le pire épisode de pollution de la période 2013-2024 à Paris a eu lieu en 2013, avec une vague de 12 jours consécutifs de dépassement des seuils, du 21 mars au 1er avril. Ce pic hivernal a transformé la capitale en une scène irréelle : ciel laiteux, tour Eiffel à peine visible depuis le Trocadéro, et cette fine particule invisible qui pénètre les poumons pour rejoindre le torrent sanguin. Pour un Parisien, c'était l'époque où l'on évitait de courir le long de la Seine, où les masques apparaissaient dans le métro, et où le cœur de la ville semblait retenir son souffle.
Au cœur de ce mois de mars 2013, la capitale a vécu sa plus longue série de jours d'affilée au-dessus des seuils de PM10 : 12 journées consécutives, du 21 mars au 1er avril. Ce cauchemar climatique a culminé dans une atmosphère figée où la combustion du diesel et des chauffages au fioul saturait l'air parisien. Les chiffres de l'année 2013 parlent d'eux-mêmes : 49 jours de dépassement, soit plus du double de ce que connaîtra 2015 avec ses 24 jours. Chaque matin, les Parisiens consultaient les panneaux électroniques de la ville, espérant une amélioration qui tardait à venir.
| annee | jours au-dessus limite pm10 |
|---|---|
| 2013 | 49 |
| 2015 | 24 |
| 2017 | 22 |
| 2016 | 20 |
| 2014 | 19 |
Si l'on compare le début et la fin de cette série de données, une nette amélioration se dessine : en 2013, on comptait 49 jours de dépassement, contre 19 jours seulement en 2014, puis 20 en 2016, 22 en 2017 et 24 en 2015. La tendance décennale montre une ville qui respire mieux, grâce aux restrictions de circulation et à la piétonnisation des berges de la Seine. Cette saisonnalité hivernale, où les inversions thermiques emprisonnent la pollution au-dessus de l'Île-de-France, s'atténue progressivement. Le pic de 2013 reste un souvenir, non une fatalité.
Face à ces épisodes hivernaux, la solution parisienne la plus efficace reste d'adopter les itinéraires verts : traverser le jardin des Tuileries plutôt que de longer le périphérique, privilégier les rues piétonnes du Marais. Quand l'air est chargé en hiver, évitez les efforts physiques près des grands axes comme les Champs-Élysées et préférez l'ombre des parcs, où les concentrations de particules fines sont significativement plus faibles. Votre cœur vous remerciera, même quand Paris semble avoir perdu sa lumière.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.