Données officielles EEA 2013–2024
À Toulouse, la plus longue série de jours à PM10 élevé pour les cyclistes s’étire sur 160 jours consécutifs, entre le 26 mars et le 1er septembre 2016. Concrètement, pendant presque cinq mois et demi, chaque sortie à vélo le long du canal du Midi ou sur les allées Jean-Jaurès exposait les poumons à des particules grossières. Pour un cycliste, l’effort multiplie le volume d’air inspiré, et cette année-là, la poussière des chantiers et la resuspension du trafic ont rendu l’air épais. Un vrai défi pour qui voulait garder son rythme d’entraînement.
Note : les valeurs manquantes correspondent à des données non disponibles dans la base EEA et ne doivent pas être interprétées comme des zéros ou des erreurs d'affichage.
Le pire moment pour les sportifs toulousains se situe en 2016, avec cette série record de 160 jours d’affilée qui a débuté le 26 mars. Elle s’est terminée le 1er septembre, sans interruption, couvrant tout le printemps et l’été. Les pelotons du dimanche matin vers Pech-David ou les rives de la Garonne respiraient un air chargé de particules visibles, celles du freinage, des travaux et de la poussière re-soulevée par chaque passage de roue. Sur 2016, les mois de mars à septembre ont tous dépassé les 287 jours cumulés : pas de répit pour la ventilation pulmonaire.
| debut serie | fin serie | jours consecutifs | mois debut |
|---|---|---|---|
| 2016-03-26 | 2016-09-01 | 160 | 03 |
| 2020-03-30 | 2020-07-07 | 100 | 03 |
| 2024-03-23 | 2024-06-18 | 88 | 03 |
| 2024-08-02 | 2024-10-15 | 75 | 08 |
| 2017-04-08 | 2017-06-18 | 72 | 04 |
Note : les valeurs manquantes correspondent à des données non disponibles dans la base EEA et ne doivent pas être interprétées comme des zéros ou des erreurs d'affichage.
La situation s’est-elle améliorée depuis ? En comparant le début de la série, en 2016, et sa fin, en 2024, on voit une tendance contrastée. En 2016, le mois d’août culminait à 360 jours de PM10 élevé ; en 2024, bien que des séries de 88 jours (du 23 mars au 18 juin) et de 75 jours (du 2 août au 15 octobre) persistent, le pic semble moins intense. La saisonnalité revient chaque année au printemps, dès mars, comme en témoignent les débuts réguliers des séries de 2016, 2020 et 2024. Toulouse garde son caractère : les années post-Covid n’ont pas effacé la poussière, mais les efforts sur les zones piétonnes et les pistes cyclables du centre commencent à se voir dans l’air.
Pour les cyclistes toulousains, évitez les sorties entre les heures de pointe, quand les bus et les camions de livraison resoulèvent les particules sur les grands axes comme le boulevard de Strasbourg. Privilégiez les itinéraires traversant les parcs, tels que les allées du Jardin des Plantes vers le périphérique vert, surtout en mars et en août, les mois où l’on voit les séries de jours à PM10 démarquer. En 2024, les données montrent des épisodes même en été : gardez un foulard ou un buff pour les jours de chantier dans le secteur des Carmes, où la poussière de démolition s’accroche dans la gorge.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.