Quel a été le plus long épisode d'ozone élevé à Grenoble

Données officielles EEA 2013–2024

2013-07-06
debut vague
2013-07-26
fin vague
21
jours consecutifs
2013
annee record

À Grenoble, l'épisode d'ozone le plus long jamais mesuré entre 2013 et 2024 a duré 21 jours consécutifs, du 6 au 26 juillet 2013. Pendant ces trois semaines, la ville – déjà surnommée la « cuvette » à cause de ses montagnes – a vécu sous une chape de pollution estivale. Les après-midis, entre la Bastille et le Vercors, l'air devenait irrespirable, gênant la respiration des habitants qui sortaient, comme souvent en été, pour échapper à la chaleur des immeubles.

Comment lire la qualité de l'air (O3, µg/m³)
Bon0–60
Moyen60–100
Mauvais100–120
Très mauvais120+
Seuils fondés sur les valeurs de référence OMS et UE pour la qualité de l'air.

Nombre de jours d'ozone élevé par an (seuil 60 µg/m³), 2015-2020

Jours d'ozone élevé (≥ 60 µg/m³) par année — Grenoble733602015: 73.02015732018: 69.02018692019: 66.02019662020: 62.02020622017: 62.0201762
Nombre de jours par an où la moyenne journalière d'ozone (O3) a dépassé 60 µg/m³ à Grenoble, de 2015 à 2020. Source : EEA.

Le pic absolu de cette série a été atteint lors de l'été 2013, quand l'ozone a tenu Grenoble en alerte du 6 au 26 juillet, soit 21 jours d'affilée. Cette séquence dépasse de loin les autres épisodes notables : en 2019, la vague a tenu 19 jours, du 24 juin au 12 juillet, et en 2018, 17 jours, du 23 juillet au 8 août. Imaginez la scène : une fin de journée caniculaire, le soleil rasant la Chartreuse, et un air qui pique les yeux et serre la poitrine, jour après jour, sans répit.

Les trois plus longs épisodes d'ozone élevé à Grenoble (2013-2024)

debut vaguefin vaguejours consecutifsannee
2013-07-062013-07-26212013
2019-06-242019-07-12192019
2018-07-232018-08-08172018

En comparant le début et la fin de la série de données, la tendance semble encourageante. En 2015, le nombre de jours avec un ozone élevé atteignait 73 ; en 2020, ce chiffre redescendait à 62. Pourtant, cette amélioration n'est pas linéaire : 2018 a marqué un rebond à 69 jours, et 2017 a également enregistré 62 jours. La saisonnalité reste implacable : chaque été, la photo-chimie réagit aux fortes chaleurs, et les pics apparaissent l'après-midi, parfois plus intenses en périphérie qu'au centre-ville, là où les émissions s'accumulent avant de se transformer.

Face à ces vagues d'ozone, concentrées entre juin et août, le meilleur réflexe à Grenoble est de décaler vos activités physiques. Évitez le cœur de l'après-midi, entre 14 h et 17 h, quand le soleil est au zénith ; privilégiez tôt le matin, vers le parc Paul-Mistral, quand l'air est encore frais et le trafic plus léger. Et si l'épisode se prolonge, comme en 2013, fermez les fenêtres côté sud — une habitude précieuse dans cette ville encaissée, où l'air stagne bien plus qu'ailleurs.

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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.