Données officielles EEA 2013–2024
À Lyon, en 2013, on ne pouvait faire du sport dehors sans risque lié aux PM2.5 que 73 jours sur l’année. Concrètement, cela signifie que plus de quatre jours sur cinq, un coureur du parc de la Tête d’Or ou un cycliste des quais de Saône respirait un air chargé de particules fines. Pour un effort soutenu, la ventilation pulmonaire augmente fortement, et ces particules invisibles traversent le poumon pour passer dans le sang, touchant le cœur autant que les voies respiratoires.
Le pire moment se situe en décembre, avec 21,1 jours de pollution en moyenne sur le mois. Cette période hivernale, où le chauffage et la combustion du diesel tournent à plein, offre un air qui semble propre mais qui est en réalité chargé. L’hiver dernier, sur les hauteurs de Fourvière, un footing matinal sous un ciel clair pouvait être une véritable exposition au risque cardiovasculaire, sans aucun signe visible pour l’athlète.
La donne change-t-elle au fil de la série ? Entre janvier et décembre, on voit une respiration saisonnière : les mois d’été (juillet avec 11 jours, août avec 9) sont bien plus cléments que les mois froids. Mais cette amélioration est fragile, et les efforts de réduction des émissions ne montrent pas encore de tendance nette dans les données de la décennie. Le problème reste entier, surtout quand le vent ne balaie pas la vallée du Rhône.
Pour les sportifs lyonnais, privilégiez vos sorties l’été, quand les niveaux sont les plus bas, comme en août avec 9 jours seulement. Et si vous courez en hiver, pensez aux parcs urbains comme celui de la Tête d’Or, loin des grands axes, plutôt qu’aux berges du Rhône où la circulation est dense le matin. Écoutez votre souffle : dès que l’effort devient difficile, ce n’est pas que du mental, c’est votre corps qui vous signale l’air qu’il reçoit.
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Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.