Données officielles EEA 2013–2024
En 2013, les enfants de Lyon ont respiré un air conforme aux recommandations de l'OMS pendant 134 jours sur l’année. Cela signifie que, la majorité du temps, les seuils stricts de l’Organisation mondiale de la santé n’étaient pas respectés dans l’air qu’ils respiraient à hauteur de leurs poumons en développement. Pour un parent qui accompagne son enfant à l’école près de la rue de la République ou du parc de la Tête d’Or, chaque récréation devenait une question : cet air invisible est-il vraiment sain pour ses bronches ?
| Année | Jours conformes OMS | Jours non conformes OMS |
|---|---|---|
| 2013 | 134 | 231 |
| 2014 | 141 | 224 |
| 2015 | 138 | 227 |
| 2016 | 152 | 214 |
| 2017 | 147 | 218 |
| 2018 | 159 | 206 |
| 2019 | 163 | 202 |
| 2020 | 178 | 188 |
| 2021 | 171 | 194 |
| 2022 | 166 | 199 |
| 2023 | 158 | 207 |
| 2024 | 172 | 194 |
Source : EEA, données vérifiées 2013-2024. Sur 365 jours, les jours conformes et non conformes se complètent à 365.
Le pire mois de la série 2013-2024 est décembre, avec 21,1 µg/m³ de PM2,5 en moyenne. En plein hiver lyonnais, quand le chauffage au bois et les diesels tournent à plein dans la presqu’île, l’air semble clair et froid, mais il est chargé de particules fines invisibles. Ces particules traversent la barrière pulmonaire et passent dans le sang, touchant le cœur et les vaisseaux, pas seulement les voies respiratoires. Pour un enfant qui court dans la cour de l’école, cette pollution n’est pas une simple gêne : elle agit en silence sur son organisme.
Entre janvier et décembre, la pollution suit un cycle marqué : elle grimpe pendant les mois froids et s’apaise en été. En août, la moyenne tombe à 9 µg/m³, soit le niveau le plus bas de l’année, quand les Lyonnais quittent la ville et que les émissions baissent. À l’inverse, janvier, février et mars dépassent tous les 18 µg/m³, et novembre revient à 17,2 µg/m³. La situation ne s’améliore pas de façon spectaculaire sur la période : les hivers continuent de peser lourd sur la qualité de l’air que respirent les enfants.
Sur les douze années de données validées, aucun enfant de Lyon n'a connu une année entièrement conforme aux recommandations de l'OMS pour la qualité de l'air. En 2013, les jours non conformes ont été 231, contre 134 jours conformes. Les années suivantes montrent une légère oscillation : 141 jours en 2014, 138 en 2015, 152 en 2016, 147 en 2017, 159 en 2018, 163 en 2019, 178 en 2020, 171 en 2021, 166 en 2022, 158 en 2023 et 172 en 2024. La tendance laisse entrevoir une amélioration progressive, mais la réalité reste loin des seuils de protection sanitaire stricte définis par l’OMS.
Quand le thermomètre chute et que le brouillard s’installe sur les quais du Rhône, privilégiez les trajets à pied en début de matinée, avant que le trafic ne sature les axes comme le tunnel de Fourvière. Pour les sorties d’école, vérifiez les niveaux du jour sur les stations locales et, si la qualité est dégradée, préférez une activité calme plutôt qu’un footing intense. Le geste le plus efficace reste de réduire les combustions de bois en ville : chaque cheminée allumée dans le Vieux-Lyon ajoute aux particules que vos enfants respirent.
En savoir plus sur PM2.5 : ce que c'est et ses effets sur la santé →
Source : Agence européenne pour l'environnement (EEA), données vérifiées 2013-2024. Page générée automatiquement à partir de données officielles ; les chiffres proviennent exclusivement de la base de données, jamais estimés. © 2026 airqualitas.